La sophrologie pour améliorer sa relation avec son cheval.

La sophrologie pour améliorer sa relation avec son cheval.

La sophrologie pour améliorer sa relation avec son cheval.

 

Quelles que soient vos ambitions équestres, elles passent nécessairement par une bonne communication avec votre cheval.

N’avez-vous jamais remarqué qu’à certains moments, vous ne vous sentez plus « en phase » avec votre monture ?

Il y a plusieurs raisons à cela, j’en citerais deux :

La première, c’est que votre message peut ne pas être clair.

Trop crispé ou trop préoccupé par d’autres choses, votre corps exprime des tensions que votre cheval ressent et qui parasitent l’action de vos aides.

Il se peut également, que vous n’ayez pas une vision suffisamment claire de ce que vous voulez, et votre demande manque alors de précision.

Vos émotions peuvent également altérer la clarté de votre message. La peur de la chute, du cheval, de ne pas être à la hauteur, la frustration, l’excitation, la colère engendrent des mouvements involontaires et un manque de fluidité, par conséquent, des actions maladroites.

Une deuxième raison peut être le manque de réceptivité de votre cheval.

En effet s’il est plus préoccupé par son environnement que par vous, il regarde ce qui se passe autour.

Les autres chevaux, les parapluies des mamans du poney club, la tondeuse à gazon des services techniques à l’autre bout du centre, bref, tout prétexte est bon pour sortir de l’exercice, sortir de la main, creuser son dos etc…

Vous comprenez que ces deux raisons sont liées, l’une entrainant l’autre et vice versa.

De plus, cette mauvaise communication entre cheval et cavalier a tendance à se dégrader encore plus au fil du temps, car une fois les mauvaises habitudes prises, un conditionnement se met en place et le phénomène se reproduit à l’infini apportant son lot de frustrations et de déceptions.

Si Caval-Connect utilise la sophrologie comme outil de préparation mentale, celle-ci s’avère également efficace pour développer une meilleure relation avec le cheval.

En effet, la sophrologie étant une méthode de changement utilisant des outils qui favorisent une bonne gestion du stress et des émotions, elle est tout à fait indiquée pour aider le cavalier à améliorer sa relation avec son cheval.

La sophrologie n’est pas qu’un outil de préparation mentale. Beaucoup de ses techniques sont destinées au corps.

En reconnaissant les tensions qui s’y produisent, en les accueillant avec bienveillance et en apprenant à s’en libérer, le cavalier acquiert au fur et à mesure de la pratique une meilleure maitrise corporelle.

Cela a pour effet de favoriser l’indépendance puis l’accord des aides, et donc, une meilleure communication avec son cheval d’un point de vue technique.

Cependant, la communication s’établit dans les deux sens. Mieux se faire comprendre est déjà un progrès, mais il est également important d’être à l’écoute de son cheval pour mieux le comprendre.

La sophrologie, grâce à ses différentes techniques favorise également la réceptivité sensorielle, émotionnelle et mentale du cavalier.

Lorsqu’il parvient à se défaire de tout parasitage mental tout en étant libéré des tensions physiques, le cavalier affine son sentiment équestre.

Ramené à la réalité objective de ce qui se joue dans l’instant, il peut alors ajuster sa pratique et développer son tact équestre.

Concernant la réceptivité du cheval, là aussi, la sophrologie permet de travailler sur la posture du cavalier, son assurance, son affirmation de soi face à l’animal.

S’affirmer sans s’imposer, ajuster son niveau d’énergie, son tonus musculaire à la demande, susciter l’intérêt de l’animal sont autant d’atout qui influent sur la réaction du cheval, tant ce dernier est sensible aux mouvements de notre corps dans lequel il lit comme dans un livre ouvert.

Cette lecture se fait de façon visuelle lorsque le cavalier est à pied, mais également de façon tactile lorsque le bipède est sur le dos de l’animal. Toute crispation ou tension est instantanément perçue physiquement par le cheval qui se stresse à son tour et cherche dans l’environnement ce qui peut inquiéter, ou mettre en colère son cavalier. Etant dans l’instant présent, il cherche une source d’inquiétude dans l’environnement, loin de se douter que ce qui contracte son cavalier se trouve dans la psyché de ce dernier. Il est loin de se douter également qu’il peut être lui-même la source de stress, d’excitation, de peur, de frustration ou d’irritabilité de son cavalier.

Plus le cavalier s’affirme, plus il est déterminé et sait ce qu’il veut, plus le cheval se sent en confiance par les repères que ça lui apporte.

Il est question ici de mettre en place des actions positives pour développer sa constance, sa rigueur, sa posture pour être rassurant pour le cheval et obtenir son attention et sa coopération.

C’est un des projets de l’intégration de la sophrologie dans la relation homme/cheval.

Notre corps traduit ce qui se passe dans notre mental et le cheval y est réceptif et y réagit, c’est pourquoi il est essentiel de se connecter à l’instant, de se connecter à soi, pour mieux se connecter au cheval.

Se connecter à l’instant, c’est aussi ce qui permet de clarifier ses objectifs. Avoir une vision claire et surtout exclusive de l’objectif à atteindre.

La visualisation, qui est également un outil de sophrologie, permet de connecter le cavalier à ce qu’il souhaite obtenir de son cheval.

Chaque exercice, qu’il s’agisse d’une transition, d’une figure de dressage, d’un obstacle de CSO ou de cross, est imagé dans l’esprit du cavalier. De façon isolée d’abord, puis combiné, plus il précise mentalement son objectif, plus il est précis dans l’emploi de ses aides et aligné sur ce qu’il veut obtenir.

Ainsi centré sur le résultat à obtenir, tout en ayant travaillé sur les points précédents, le cavalier est plus flexible et peut plus facilement s’adapter aux exigences de sa pratique en limitant les interférences émotionnelles et mentales qui influent sur sa tonicité, sa position et donc par extension l’emploi de ses aides et la clarté de ses demandes.

En résumé, grâce à la sophrologie, le cavalier :

  • Se crée une image mentale de son but à atteindre.
  • Apprend à être réceptif à son cheval.
  • Apprend à ajuster l’emploi de ses aides en fonction de ses exigences.
  • Développe une attitude physique et mentale suscitant l’intérêt de son cheval et l’amenant à être attentif, réceptif et coopératif.
  • Rétablie la connexion avec son cheval.
  • Relance sa progression et sa motivation.

Tout cela a pour effet de rendre plus agréable et confortable la relation entre cheval et cavalier en s’appuyant sur les 4 piliers de la sophrologie qui sont :

  • L’intégration du schéma corporel
  • Le principe de réalité objective
  • Le principe d’action positive
  • Le principe d’adaptabilité

Samantha MERCIER