La préparation mentale du sportif (cavalier)

Les sportifs de haut niveau ont compris depuis plusieurs années l’importance d’une préparation mentale. Les cavaliers ont encore plus à gagner à passer par cette étape tant le tandem qu’il forme avec leur monture nécessite de savants réglages. Or, le cheval est un animal doué de sensibilité par nature. C’est d’ailleurs pour cela aussi qu’il est précieux dans le cadre d’une relation d’aide.

Coach mental : un atout supplémentaire

La préparation mentale du cavalier consiste avant tout à croire en sa réussite. En effet, à l’approche d’un obstacle par exemple, un cheval parfaitement apte à le franchir peut se stopper net s’il perçoit la peur de son pilote. Pour convaincre la monture de sauter cet obstacle, il faut d’abord que le cavalier soit lui-même convaincu d’y parvenir. Le travail de préparation mentale sert à ça. Le coach cherche à muscler le mental à travers la pratique de divers exercices au quotidien.

Visualiser pour réussir

L’un des exercices les plus efficaces est sans conteste celui de la visualisation. Le cavalier doit se concentrer et se focaliser sur certaines images mentales. Celles-ci défilent dans sa tête à l’image d’un film. L’objectif de la visualisation est de chasser les idées négatives qui sont autant de poids dans l’esprit. La visualisation permet d’éviter les appréhensions de chutes, d’échecs ou de blessures. Elle va souvent de pair avec la concentration, c’est-à-dire la capacité à mobiliser ses énergies internes sur un seul et unique objectif tel que le parcours, la reprise, les sauts, etc.

Concentration = décontraction

Paradoxalement, le préparateur mental demande au cavalier non pas de se concentrer mais de faire le vide. Cette recherche de décontraction totale est un préalable à la concentration. Toutes les émotions parasites et toutes les crispations sont alors supprimées par le lâcher prise. L’énergie est alors un carburant uniquement mis au service de l’effort et de l’efficacité. Comment mobiliser nos énergies internes ? Il faut aller les cueillir dans le subconscient, cette partie de l’esprit qui échappe à tout contrôle mais qu’on peut malgré tout influencer. Le subconscient est le lieu stratégique où se détermine une grande part des comportements.

La relaxation comme source de performance

Tout l’art du coaching mental est d’insuffler à l’esprit une attitude à la fois positive et constructive. A partir de là, le cavalier met toutes les chances de son côté pour améliorer ses performances dans l’appréhension de la compétition, dans la canalisation de son stress et dans la gestion de son corps dans l’espace. Trac, fatigue, tensions musculaires, doute : autant d’ingrédients qui sèment la confusion et apportent le trouble chez le sportif. La relaxation et l’autosuggestion permettent de balayer ces signaux négatifs et polluants.

La théorie des petits pas

Un coach sportif est enfin quelqu’un qui aide le cavalier à se fixer des objectifs. Là où les rêves de réussite ne sont qu’illusions, les objectifs précis et tangibles demeurent les seuls phares à suivre. Ne dites plus : « j’aimerais concourir à tel championnat ». Dites-vous : « je vais travailler ma position sur le cheval ». Ce sont les petits pas qui guident jusqu’aux grandes récompenses. Ils ont l’avantage d’être mesurables et quantifiables jour après jour, alors que des objectifs trop flous sont vaporeux et sources de découragement.

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Sébastien BORCHI

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